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Les mariages mixtes

Publié le 14-12-2006
Les mariages mixtes
Réaction à un article du Temps...

Devoir de réponse à un article de M. Mohamed Sahbi RAMMAH  paru dans le Temps le paru le 30/10/2006.
Les commentaires à l'article sont en gras

Quand nos "machos" deviennent doux comme des agneaux
ou quand les tunisiens se font traiter de "machos"

Avant l'indépendance et surtout juste après, la Tunisie ne disposait pas de facultés et instituts supérieurs à part celle de la zitouna où on professait la théologie. Que de chemins parcourus depuis avec non seulement des facs qui foisonnent un peu partout, mais des universités qui jalonnent pratiquement tout le territoire et couvrent toutes les spécialités. 

D'où nos bacheliers de naguère d'immigrer en Europe pour pouvoir poursuivre leurs études supérieures : Médecine et Droit se taillent la part du lion. Un maigre pécule, quelques fringues et l'assurance parfois d'un lointain parent résidant à l'étranger de pourvoir aux besoins du futur médecin ou avocat, promesses jamais tenues du reste et voilà nos étudiants en herbe déambulant dans les grandes métropoles en quête d'un asile où se réfugier et d'un travail pour subvenir à leurs besoins et études. 

Vous oubliez aussi que ces étudiants logeaient en résidence universitaire comme la fameuse “Maison de Tunisie” en France ou autre foyer.

Généralement, ils sont hébergés dans des pensions ou familles d'accueil. Chemin faisant des affinités se tissent se consolidant entre eux  et la fille aînée des "proprio "et tout le monde  de trouver son compte dans l'affaire : le futur toubib de loger se sustenter à l'œil, gratis, aux frais de "sa "princesse, les parents de caser enfin leur petite devenue un tantinet encombrante et la dulcinée de dénicher finalement un beau parti que son âge avancé lui interdisait jusqu'alors même d'en rêver. 

Ici, vous auriez pu citer l’exemple de l’ancien président Habib Bourguiba, qui avait épousé en son temps une "roumia" Mathilde.

Le plus malheureux c'est que ce mariage perdure même de nos jours, alors que les conditions de nos étudiants à l'étranger se sont nettement améliorées : bourses, mandats mensuels du pays et même de quelques résidents, connaissances lointaines, d'un vague voisin, maisons de Tunisie dans les principales villes européennes. Diplôme décroché, retour triomphal au pays où le couple est royalement reçu. Hospitaliers et serviables de nature, la famille, les voisins, l'épicier, même l'agent de police sont aux petits soins avec la blonde aux yeux bleus. Elle n'avait qu'à émettre un vœu et ses désirs étaient exaucés de suite. On l'exemptait évidemment des tâches domestiques quotidiennes. 

 

Par amour pour son mari, elle quittait famille et pays. Quelque fois, la surprise l’attendait dans le pays d’acceuil. Elle devait vivre sous le même toit que ses beaux parents, ses belles sœurs et beaux frères. Quelle agréable vie de  couple !

Du coup, la "Gaouria" de s'emmêler les pinceaux et de se prendre pour ce qu'elle n'est pas, de ce qu'on n'aurait jamais dû lui laisser croire être ! Elle devient hautaine, autoritaire, despote, imposant en premier lieu de ne plus vivre avec la famille pour ensuite contraindre son mari à raréfier ses visites aux siens. Elle est constamment au cabinet du médecin ou à l'étude de l'avocat "marquant "farouchement son territoire surtout vis-à-vis de la clientèle féminine de crainte qu'elle ne jette son dévolu sur son jeune mari et lui mette le grappin dessus.

C’est drôle, mais quelques tunisiennes ont véridiquement piqué des maris à ces "roumia" .

Tenant la comptabilité au millime, elle va jusqu'à priver son époux de prodiguer ses largesses aux siens en vérifiant le contenu de ses poches quand il leur rend visite. Bien sûr le compte bancaire est ouvert conjointement et sa signataire est donc exigible de facto dans toute opération. 

Cet article est proposé par : Samia Chine – Boulares

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