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La médina

Publié le 14-12-2006
La médina
Un peu d'histoire sur la médina de Tunis

Tunis, à l'origine, est une cité carthaginoise. Elle fut longtemps éclipsée par Carthage et ne commença à jouer un rôle important qu'après la conquête arabe au VIIe siècle.

Éphémère capitale de l'Ifriqiya (dirigée par le souverain aghlabide de Kairouan) de 894 à 905, elle redevint en 1160, pour plus de trois siècles, la capitale de la dynastie hafside. Saint Louis tenta de s'en emparer en 1270, mais mourut durant le siège. Prise par le pirate turc Barberousse en 1534, Tunis fut conquise en 1535 par Charles Quint (elle demeura possession espagnole jusqu'en 1569) puis reprise par les Turcs en 1574.

La ville resta la capitale de la Régence de Tunis jusqu'en 1881, date à laquelle la France établit son protectorat sur la Tunisie.

La ville fut occupée par les Allemands en 1942, et libérée par les Alliés l'année suivante. Le 25 juillet 1957, Bourguiba y proclama la République tunisienne.

Tunis offre au regard de belles traces de son histoire : aux environs se dressent les ruines de Carthage, ainsi que celles d'un important aqueduc romain; la Grande Mosquée al-Zaytuna, appelée également mosquée de l'Olivier (fondée en 732 et reconstruite au IXe s.) et les mosquées al-Qsar et de la Casbah (XIIIe s.) sont d'un grand intérêt architectural. Les mosquées de Yousouf Dey (1616) et de Husayn ibn Ali (1716) témoignent de la période ottomane. Tunis est par ailleurs dotée d'un musée archéologique, le musée du Bardo. La vieille cité musulmane (la médina) et ses deux faubourgs de Bab Souïka et de Bab Djazira comptent près de 200 000 h. Étalée sur la colline, au pied de la casbah (forteresse), elle est sillonnée par un dédale de rues étroites, souvent en impasse. l’’activité marchande est concentrée dans les souks, où artisans et commerçants sont rassemblés par corporations (souks du cuivre, des parfums, de la laine, des tailleurs, des potiers).


 

La Médina de Tunis est un modèle urbanistique à la fois fermées, organisé, intégré, et ouvert aux échanges de tous ordres : Historiques, administratifs, commerciaux, spirituels, intellectuels. La Médina de Tunis a de tout temps intégré et assimilé les influences de l’’étranger.

Un esprit de tolérance persiste dans ce lieu d'échanges intenses, il oppose une barrière au sectarisme et au repli. Lieu spirituel préservé des regards qui offre sa protection aux croyants de toutes religions (Sidi Mahrez, saint patron de Tunis et protecteur écuménique) .

De la Kasbah et de Dar el Bey commence la descente dans les quartiers de la Médina. La ville arabe de Tunis est un réseau de quartiers avec ses ruelles et ses galeries couvertes dans lesquelles se regroupent les différentes spécialités de marchands: les souks. A Souk el Attarine, les parfumeurs proposent leurs essences, généralement des imitations des grands noms.

Enserrée au milieu des souks, la Grande Mosquée de Tunis, avec ses belles galeries hypostyles.

Cet article est proposé par : Hammam-Ensa